Le 25 décembre 1893 à Nantes, La Walkyrie de Richard Wagner est donnée en version de concert, dans la traduction d’Alfred Ernst (1860-1898). Cette première intervient quelques mois après la création française du second volet de la Tétralogie à l’Opéra de Paris dans la traduction de Victor Wilder (1835-1892) le 12 mai 1893. La préparation de l’événement est l’objet d’un échange de lettres entre le critique musical nantais Étienne Destranges (1863-1915), à l’origine de l’événement, et le traducteur. La correspondance entre les deux hommes, dont seules subsistent les lettres d’Ernst, se poursuit après la représentation. Elle est avant tout un témoignage précieux du travail de traduction des opéras de Wagner mené par Ernst. Elle s’inscrit aussi dans le contexte du wagnérisme triomphant qui caractérise la vie musicale française des années 1890.

Sources and protocol

L’indexation inclut les noms propres, les titres d’œuvre et les orchestres. Elle exclut le nom de Wagner et les titres de ses œuvres à une exception près.

Select bibliography

Patrick Barbier, Graslin, Nantes et l’opéra : Deux siècles de vie lyrique au Théâtre Graslin, Nantes, Coiffard, 1993, 144 p.

Alfred Bruneau, Un compositeur au cœur de la bataille naturaliste. Lettres à Étienne Destranges, Paris-Nantes, 1891-1915, présentées et annotées par Jean-Christophe Branger, Paris, Honoré Champion, 2003, 302 p.

Étienne Destranges, Le théâtre à Nantes depuis ses origines jusqu’à nos jours. 1430 ?-1893, Paris, Fischbacher, 1893, 504 p.

Pour citer cette source

Michelle Bourhis, «Les lettres d’Alfred Ernst adressées à Étienne Destranges (Médiathèque Jacques Demy de Nantes, Ms 2645)», Dezède [online]. dezede.org/sources/id/73619/ (consult the Oct. 17, 2021).