Théâtres, concerts et fêtes

Hier soir lundi, l’orchestre des Concerts Pasdeloup a donné son avant-dernière audition. Il y avait beaucoup plus de monde qu’aux précédents concerts.

Dans la première partie du concert, on a successivement applaudi l’ouverture de Ruy-Blas, de Mendelssohn, le Souvenir de Lisbonne, de Saint-Saëns, un Largo, de Haendel, pour hautbois, très bien joué par M. Gillet, et enfin la première partie de la magnifique neuvième symphonie de Beethoven.

Le Désert, de Félicien David, formait la seconde partie du concert. Les musiciens de M. Pasdeloup ont rendu à merveille tout ce que la partition du maître contient de poésie, de rêverie, d’originalité.

On connaît la voix ferme et fraîche de M. Lubert. Notre jeune ténor bordelais avait été chargé de la partie de chant ; sa voix, déjà puissante, à laquelle il a su donner hier soir beaucoup de souplesse, s’est déployée largement dans les deux morceaux qu’il avait à chanter. L’Hymne à la nuit a été rendu par lui avec beaucoup de goût.

M. Beckers s’était chargé de la tâche ingrate de déclamer la poésie passablement banale de M. Collin ; il l’a fait sans tomber dans l’emphase et s’est acquitté de cette tâche en homme de tact.

La société chorale le Cercle lyrique, sous la direction de M. Legros, membre de la société, remplaçant M. Labragne, directeur, absent, a chanté les chœurs avec beaucoup d’ensemble.