L’orchestre Pasdeloup a exécuté, hier, avec un merveilleux ensemble la délicieuse symphonie de Félicien David, le Désert. Les auditeurs, qui étaient très nombreux au Grand-Théâtre, ont été charmés par cette musique à la fois savante et inspirée, par l’originalité pittoresque des mélodies et par le sentiment qui règne dans ces belles pages. Les délicats ont sûrement préféré cette orchestration sobre et facile à toutes ces combinaisons de sonorités dont on bourre la musique de l’avenir et qui font plus de bruit que d’effet.

C’est ce soir, mardi, qu’a lieu au Grand-Théâtre le dernier concert Pasdeloup. Nous engageons vivement les personnes qui n’ont pas assisté à ces magnifiques festivals, de ne point laisser passer l’occasion qui leur est offerte, d’entendre un excellent orchestre magistralement conduit. Voici le programme de cette soirée :

Première partie

Ouverture du Freischütz (Weber).

Allegretto scherzando de la symphonie en fa (Beethoven).

Nocturne, en sol mineur, pour harpe (Chopin).

Danse des Sylphes pour harpe (Godefroy), par M. Hasselmans.

Symphonie fantastique (fragments) (Berlioz). — Première partie : Scène aux champs. — Deuxième partie : Un bal. — Troisième partie : Marche au supplice.

Deuxième partie

Le Désert, ode-symphonie (poésie de M. Collin), de Félicien David, avec le concours de MM. Lubert et Beckers et de la société chorale le Cercle lyrique (Directeur M. Legros).