[...] La soirée du lendemain, 5 septembre, a encore été consacrée à la musique. Le concert a commencé par l’ouverture de Sémiramide, exécutée avec un admirable ensemble. M. Franchomme a sensuité exécuté des varaitions composées par lui sur un air irlandais. Aux variations a succédé l’ouverture de Fra Diavolo ; puis M. Hallé s’est mis au piano, et a déployé dans l’exécution d’une fantaisie composée par lui sur le thème final de Lucia di Lammermoor, toute la vigueur et toute la grâce de son beau talent. Le roi lui-même a daigné complimenter l’habile artiste. Après un repose de quelques minutes, l’orchestre a exécuté un fragment de la Symphonie pastorale de Beethoven. M. Vivier a joué un solo de cor avec cette hardiesse prodigieuse et cette dextérité extraordinaire, qui lui permettent de tirer de son instrument des effest si singuliers, si chamants et le concert s’est treminé par un fragment d’Iphigénie en Tauride. Le lendemain, 6, il y a eu spectacle : c’est la troupe du Vaudeville, Arnal en tête, qui a eu l’honner de jouer devant Leurs Majestés de France et d’Angleterre.