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Notes

Matinée de gala consacrée aux Danses idéistes (Métachorie) de Valentine de Saint-Point. Unique répétition le 17 décembre 1913 en présence, entre autres, de Gabriele d’Annunzio, Ricciotto Canudo, Georges Casella, André Dunoyer de Segonzac, Michel Georges-Michel, Auguste Rodin (voir Le Figaro, 18 décembre 1913 et Gil Blas, 18 décembre 1913). Matinée de gala en présence, entre autres, d’Erik Satie. En présence probable également, même si non confirmée, de Roland-Manuel. En revanche, il semble que Maurice Ravel n’ait pas pu assister au spectacle, ayant donné deux concerts à Londres les 17 et 18 décembre 1913 et n’étant rentré visiblement à Paris que le début de la semaine du 22 au 28 décembre 1913 (d’après une lettre à Marguerite Mauvernay du 28 décembre 1913, Maurice Ravel, L’intégrale : correspondance (1895-1937), écrits et entretiens, édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Le Passeur Éditeur, 2018, n°572 p. 348). Suite au compte rendu de Georges Casella dans Comœdia du 21 décembre 1913, un ami de Valentine de Saint-Point, Maurice Kaplan, écrivit au journaliste pour défendre l’artiste et le journaliste, offensé, envoya ses témoins pour demander réparation et se battit en duel le 1er janvier 1914, les deux duellistes se blessant mutuellement au bras. Par ailleurs, Valentine de Saint-Point attaqua en justice Georges Casella, mais, du fait de la Grande Guerre, l’affaire fut renvoyée en 1921 et classée sans suite, ni Valentine de Saint-Point ni son avocat ne s’étant présentés au Palais de justice.

Le texte intégral de la conférence de Valentine de Saint-Point a été publié par Ricciotto Canudo dans Montjoie !, n°1-2, janvier-février 1914, p. 5-7.

1. Le programme ne précise pas qu’il s’agit d’une orchestration d’un prélude (2e probablement) du Fils des étoiles d’Erik Satie.

3. Le programme ne précise pas qu’il s’agit d’une orchestration d’un prélude (3e probablement) du Fils des étoiles d’Erik Satie.

4. Dans le programme tel qu’annoncé dans Le Figaro du 20 décembre 1913, ce morceau est précédé de la mention Interlude.

5. Dans le programme tel qu’annoncé dans Le Figaro du 20 décembre 1913, le Prélude est rebaptisé Laus VitaeLe programme ne précise pas le nom du poète.

7. Le programme ne précise pas qu’il s’agit d’une orchestration d’un prélude (le 1er) du Fils des étoiles d’Erik Satie. Cette orchestration est absente sous ce titre des catalogues d’œuvres de Maurice Ravel et la partition n’est pas localisée, si tant est qu’elle subsiste. Cette œuvre, dont le titre est celui d’un poème de Valentine de Saint-Point, correspond à l’unique orchestration référencée d’une œuvre de Satie par Ravel inédite et datant de 1913 : celle du Prélude du Fils des Étoiles inventoriée par Roland-Manuel, élève de Ravel et lié lui-même au spectacle du 20 décembre 1913 (Roland-ManuelÀ la gloire de… Ravel, Paris, Nouvelle Édition critique, 1938, p. 265), sachant que Roland-Manuel ne relie pas cette orchestration à Valentine de Saint-Point.