« On lit dans le Coureur des spectacles : Poultier, le suave ténor, vient de revenir à Paris, après sept mois de longue absence. Il a parcouru pendant cette tournée, Nantes, Brest, Rouen, le Havre, Nancy, Strasbourg et Dijon. Les ouvrages dans lesquels il s’est fait entendre, sont la Muette de Portici, Lucie de Lammermoor, Robert le Diable, Guillaume Tell, la Favorite, la Juive, la Reine de Chypre et les Huguenots, juste le répertoire tout entier de la capitale. Partout le succès de Poultier a consolidé la réputation que s’est faite cet artiste depuis le jour de son premier début, où il impressionna si vivement ses auditeurs. Il nous en souvient, c’était le 4 du mois d’octobre 1841, il chanta le rôle d’Arnold dans Guillaume Tell, et l’on crut entendre la voix d’un chérubin. »

Le Ménestrel, 21 juin 1846, p. 3-4.

Contexte historique

Poultier (1814-1887), garçon de cave, débute à l’Opéra en 1841 après seulement 15 mois de formation au métier de chanteur.

Sources et protocole

Il s’agira de dépouiller la presse nationale spécialisée et les journaux locaux pour rendre compte le plus complètement possible de la réclame autour de cette tournée, de la perception de l’artiste par les différents publics, voire de l’évolution du jeu et de la voix du chanteur.

Il sera nécessaire d’dentifier une autre source que L’Espérance, courrier de Nancy pour palier l’absence d’information sur le passage de Poultier dans ce journal, ou réussir à montrer que le chanteur n’a pas donné de concert dans cette ville.

La presse pour la Côte d’Or (Dijon) et le Bas-Rhin (Strasbourg) n’a pas encore été numérisée :
> http://presselocaleancienne.bnf.fr/html/villes

Bibliographie indicative

Edmond Spalikowski, Quelques souvenirs sur le chanteur Poultier, Rouen : Lainé, 1938, 12 p.

Pour citer ce dossier

Pierre Girod, « Poultier dans les départements », Dezède [en ligne]. dezede.org/dossiers/id/250/ (consulté le 20 mars 2019).