Ce dossier contient l’intégralité des soirées programmées à l’Opéra-Comique au cours du Second Empire, du 2 décembre 1852 au 3 septembre 1870. Cette reconstitution a été réalisée dans le cadre de notre master et poursuivi dans celui de la préparation de notre thèse de doctorat, Émlie Perrin et la direction des théâtres parisiens entre 1848 et 1885.

Dosssier en cours de réalisation

1058 événements à ce jour

Historical context

Au cours de la Seconde République (1848-1852), l’Opéra-Comique a commencé à connaître un nouvel âge d’or grâce à l’habileté de son directeur Émile Perrin (1814-1885). La proclamation du Second Empire en 1852 n’entame en rien cette période favorable pour la salle Favart dont le nom de la place où elle se trouve a été baptisée le 13 avril du nom d’un des plus illustres compositeurs de l’institution, François-Adrien Boieldieu.

La longévité d’Émile Perrin à la tête de la Salle Favart témoigne d’ailleurs d’une prospérité enfin retrouvée après plusieurs décennies de crises. Cependant, malgré des recettes toujours satisfaisantes, Perrin entrevoit un léger déclin et décide de céder son privilège d’exploitation à Nestor Roqueplan (1804-1870), ancien directeur du Théâtre Impérial de l’Opéra de 1849 à 1854.

En trois années de direction, Nestor Roqueplan précipite l’Opéra-Comique au bord du gouffre, si bien que ce dernier démissionne en 1860 au profit d’Alfred Beaumont, qui, par des choix jugés hasardeux à l’époque, ne peut enrayer la spirale d’insuccès qui avait déjà provoqué la chute de Roqueplan. Révoqué par le ministre d’État Alexandre Walewski avant même la fin de sa deuxième année d’exercice, Beaumont cède la place à Émile Perrin rappelé au chevet de l’Opéra-Comique. 

Lui qui avait déjà repris le théâtre de la salle Favart dans un contexte de crise en 1848, paraît être l’homme de la situation. Profitant également de quelques largesses auprès du ministre quant aux conditions financières d’acquisition du privilège d’exploitation (qui ne sera aboli qu’en 1864), Perrin parvient en moins de dix mois à redresser le théâtre subventionné en usant à nouveau des même procédés qu’en 1848 : le renouvellement de la troupe, avec entre autres, l’engagement de Célestine Galli-Marié, transfuge du Théâtre des Arts de Rouen, future créatrice du rôle de Mignon (Mignon, Ambroise Thomas, 1863) et de Carmen (Carmen, Geroges Bizet, 1875). mais aussi, la restauration d’un répertoire “historique” comme Rose et Colas (Monsigny, 1764), mais aussi La Sevante maîtresse (version française de La Serva padrona, Pergolesi, 1733).  Le succès de Lalla-Roukh (David, 1862) explique également ce retour de fortune. Après cette réussite flamboyante, Émile Perrin est appelé à diriger le Théâtre Impérial de l’Opéra. 

Le Second Empire est aussi une période qui voit l’abolition du privilège en janvier 1864, décision qui aura d’ailleurs des conséquences pour les successeurs d’Émile Perrin à la tête de la deuxième scène lyrique Française, Eugène Ritt (1817-1898) et Adolphe De Leuven (1802-1884).

Sources and protocol

Les événements ont été reconstitués à partir du Journal de bord de l’Opéra-Comique rédigé par le régisseur de l’administration Victor Avocat (1797-1880) dont les différents volumes sont conservés à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra (cotes  [REG. OC-4 à [REG. OC-20). 

Cependant, il est à signaler que la collection demeure lacunaire pour la période du Second Empire entre mai 1869 et septembre 1870. Aussi avons-nous utilisé la presse parisienne pour combler ces lacunes.

 

Select bibliography

Frédéric Guérin, L’Opéra-Comique en 1862 sous la direction d’Émile Perrin, mémoire de master sous la direction de Joann Élart, soutenu à l’université de Rouen-Normandie, le 15 novembre 2019, 258 p.

Nicole Wild et David CharltonThéâtre de l’Opéra-Comique, Paris : répertoire 1762-1972, Sprimont, Mardaga, 2005.

To cite this dossier

Frédéric Guérin (ed.), «L’Opéra-Comique sous le Second Empire (1852-1870)», Dezède [online]. dezede.org/dossiers/id/255/ (consult the Oct. 25, 2021).