Il s’agit d’établir un répertoire des représentations parisiennes, en incluant les distributions.

Historical context

Année de création ou d’édition / compositeur / titre (librettiste s’il ne s’agit pas du compositeur lui-même)

 

1851        Charles Poisot, Le Coin du feu (Étienne Tréfeu)

1852        Léo Delibes, La Fille du Golfe (Charles Nuitter)

1853        Luigi Bordèse, Frère et sœur (Édouard Plouvier)

Gustave Nadaud, La Clef du secrétaire (Caroline Berton et Henri Boisseaux)

Félix Godefroid, À deux pas du bonheur (Mme Roger de Beauvoir)

Théodore de Lajarte, On guérit de la peur (H. Boisseaux)

Gustave Nadaud, La Volière

Gustave Nadaud, Le Docteur Vieuxtemps

1854        Louis Clapisson, Le Coffret de Saint-Domingue (Émile Deschamps)

Théodore de Lajarte, On guérit de la peur (H. Boisseaux)

Alphonse Thys, Les Échos de Rosine (É. Tréfeu)

1855        Georges Bizet, La Maison du docteur (H. Boisseaux)

Paul d’Ivry, La Maison du docteur (H. Boisseaux)

Victor Massé, Le Prix de famille (J. Méry)

Jacques Offenbach, La Grotte d’azur (J. Méry)

Augustin de Peellaert, Les Trois clefs (?)

Jean-Baptiste Wekerlin, Les Revenants Bretons (Bréhat)

1856        Paul Henrion, La Treille du roi (Charles Dupeuty)

Charles Manry, La Bourse ou la vie (Galoppe d’Onquaire)

Charles Poisot, Les Terreurs de Mr Peters (Stop et Robert Muÿs)

Jean-Baptiste Wekerlin, Tout est bien qui finit bien (Jules Malherbe)

1857        Gustave Nadaud, Porte et fenêtre

Jean-Baptiste Wekerlin, Le Mariage en poste (Galoppe d’Onquaire)

                Jean-Baptiste Wekerlin, L’Amour à l’épée (Galoppe d’Onquaire)

Luigi Bordèse, Le Moulin des oiseaux (Éd. Plouvier)

1858        Paul Bernard, Bredouille (Galoppe d’Onquaire)

Casimir Gide, Belphégor ou le Grelot du Diable (Léon Halévy)

Aristide Hignard, Le Joueur d’orgue (Ernest Dubreuil)

Edmond Hocmelle, La Mort de Socrate (Galoppe d’Onquaire)

Auguste Mey, Un amour de Notaire (Sidoine Barraguey)

Julien Nargeot, Les Ouvriers de qualité (J. Duflot)

Charles Poisot, Les Deux billets (Florian)

Laurent de Rillé, La Part à Dieu (Jules Baric)

Salvator, LEsprit du foyer (Lafontaine)

Pauline Thys, L’Héritier sans le savoir

Adolphe Vogel, Le Nid de cigogne (Eugène Cormon et Michel Carré)

Jean-Baptiste Wekerlin, La Laitière de Trianon (Galoppe d’Onquaire)

Jean-Baptiste Wekerlin, Manche à Manche (Galoppe d’Onquaire) revu sous le titre Après Fontenoy (TL, 1877)

1859        Jules Beer, En état de siège (Galoppe d’Onquaire)

Jules Duprato, La Reine Mozab (Auguste Carré)

Léo Delibes, La Fille du Golfe (Ch. Nuitter)

Jean-Baptiste Wekerlin, Pierrot à Paphos ou La Sérénade interrompue (?)

Joseph O’Kelly, Stella (Jules Montini)

1860        Luigi Bordèse, Les Deux Comtesses (Alexandre Flan)

Jean-Baptiste Wekerlin, Entre deux feux (Cadale)

Paul Bernard, Loin du bruit (Galoppe d’Onquaire)

1861        François Bazin, Marianne (Augustin Challamel)

Aristide Hignard, À la porte (Eugène Verconsin)

Pauline Thys, La Perruque du bailli

Pauline Thys, Quand Dieu est dans le mariage, Dieu le garde

1862        Louis Deffès, Lanterne magique !!! (A. Carré)

Georges Pfeiffer, Le Capitaine Roch (Galoppe d’Onquaire)

1863        Paul Bernard, L’Accord parfait (Galoppe d’Onquaire)

Ernest Boulanger, La Meunière Sans-Soucis (A. Carré)

Jules Duprato, Une promenade de Marie-Thérèse (P. Bogaerts)

Jules Duprato, Marie Stuart au château de Lochleven (P. Bogaerts)

Macfarren, Jessy Lea (Oxenford)

Edmond Hocmelle, Un service d’ami (Mlle Jenny Sabatier)

1864        F. Barbier, Le Miroir (Ch. Nuitter)

Charles Lecocq, Liline et Valentin (Jules de la Guette)

Charles Lecocq, Le Baiser à la porte (J. de la Guette)

Gustave Nadaud, Le Roseau chantant

1865        Ferdinand Poise, Jean Noël (Ernest Dubreuil)

1866        Luigi Bordèse, Le Marché aux servantes (É. Tréfeu)

1867        Isidore Legouix, Quinolette (Nac)

                Pauline Viardot, Trop de femmes (Ivan Tugeniev)

                Pauline Viardot, Le Dernier Sorcier (I. Turgenev)

1868        Émile Jonas, Miss Robinson (A. Carré)

Pauline Viardot, L’Ogre (I. Turgenev)

1870        Luigi Bordèse, Judith et Suzon (Francis Tourte)

1872        Joseph O’Kelly, Ruse contre ruse (Michel Carré)

1874        Magnus, La Toledane (Bernard Lopez)

1875        Georges Douay, Un mariage d’autrefois (F. Tourte)

1876        Charles Lenepveu, L’Anniversaire (Alexandre Bisson)

1877        Ernest Boulanger, Marion (Alexandre Beaumont)

Isidore Legouix, La Clef d’argent (A. Beaumont)

Ferdinand Poise, La Cigale et la Fourmi (A. Beaumont)

Ferdinand Poise, La Dame de compagnie (A. Beaumont)

Charles Poisot, Rosa, la rose (Charles Bousquet)

1878        Théodore de Lajarte, Les Oiseaux en cage (Ch. Nuitter)

1879        Luigi Bordèse, Fleurs des champs (Nac)

Pauline Viardot, Le Conte de fées

1880        Ferdinand Poise, La Reine d’une heure (A. Beaumont)

1881        Charles Lenepveu, Le Retour de Jeanne (A. Bisson)

1882        Jules Duprato, Le Bonhomme Hiver (Paul Celières)

1883        Laurent de Rillé, La Leçon de chant (Eugène Adenis)

1884        Théodore de Lajarte, La Boîte à musique (Ch. Nuitter et A. Beaumont)

1885        Isidore Legouix, Une Nouvelle Cendrillon (E. Adenis)

1886        Théodore de Lajarte, Les Deux Toinon (E. Adenis)

1891        Laurent de Rillé, Miss Doulton

1903        Charles Lévadé, L’Amour d’Héliodora (?)

1904        Pauline Viardot, Cendrillon

 

 Œuvres sans date :

Luigi Bordèse, Le Miracle des roses (J.-T. de Saint-Germain)

Ch. Maury, Deux Épagneuls (E. Fournier)

Sources and protocol

Un recensement des opéras de salon publiés ou identifiables comme tels a déjà été réalisé dans les fichiers de la Bnf, à l’aide des catalogues d’éditeurs. L’un des enjeux de cette seconde phase de l’enquête est d’identifier plus clairement le cadre et le nombre des représentations, notamment pour les ouvrages qui furent aussi montés sur des scènes lyriques traditionnelles.

Procédant d’un dépouillement à tâtons, la liste ci-dessus n’est que la partie émergée de l’iceberg. Beaucoup d’ouvrages rejoindront certainement le corpus lorsque l’on aura mieux repéré les auteurs prolixes, les éditeurs spécialisés et les collections d’usage conservées. Par ailleurs, certaines œuvres célèbres correspondent en partie seulement à la définition du genre ; c’est par exemple Une éducation manquée de Chabrier, dont la longueur des rôles, l’étendue des tessitures et l’accompagnement à l’orchestre la destine clairement à des chanteurs professionnels. Là réside toute la difficulté à cerner l’opéra de salon, car il n’y a plus coïncidence entre lieu de création, genre, style, emplois, instrumentation, diffusion éditoriale et reprises, etc.

Select bibliography

M.-E. Plagnol-Diéval, Le Théâtre de société : un autre théâtre ?, Paris : Champion, 2003.

J.-Cl. Yon et N. Le Gonidec éd., Tréteaux et paravents, Paris : Creaphis, 2012.

S. Teulon-Lardic, « L’opéra de salon ou un salon à l’opéra : les contributions de Ferdinand Poise au Magasin des demoiselles (1865-1880)», in O. Bara et M.-È. Thérenty éd., Le Journal comme support éditorial, Médias 19, en ligne, http://www.medias19.org/index.php?id=24101.

To cite this dossier

Pierre Girod, «L’opéra de salon à Paris (1851-1904)», Dezède [online]. dezede.org/dossiers/id/251/ (consult the Dec. 12, 2019).