Ce dossier est actuellement composé de trois corpus : la Société chorale l’Orphéon (1861-1870), le Cercle Beethoven (1868-1871) ainsi que la Société philharmonique (1853-1869).

Dossier en cours de réalisation

Contexte historique

Boulogne-sur-Mer connaît au xixe siècle une activité musicale débordante. En effet, sa situation géographique et son développement urbain font d’elle une station balnéaire prisée, en pleine expansion démographique et économique, fréquentée par la société anglaise et française.

La ville s’équipe afin de répondre aux besoins d’un public qui souhaite applaudir les artistes passant par Boulogne lors de leurs tournées en Angleterre et sur le continent. Elle soutient aussi financièrement diverses sociétés et institutions permettant à la population locale de se former à la musique comme l’école communale de musique (créée en 1829) ou diverses fanfares.

Dès la Restauration, le Théâtre possède une troupe fixe, l’Établissement des bains un orchestre durant la saison et un kiosque dans ses jardins. L’année 1826 voit la création de la Société philharmonique qui invitera Paganini (sifflé par les amateurs !), Field, Franchomme, de Bériot, Sontag, Liszt, Thalberg, Léonard, Sivori, Servais, Vieuxtemps, la Patti, Alard, entre autres. 

La Revue Musicale (1832, p. 303) considère Boulogne comme l’une des villes de France où l’on fait le plus de musique. Par l’existence de ses équipements, par le nombre important de professeurs réputés qui s’y installent (Carulli, Cramer, Hanon...), cette cité balnéaire contribue au lancement d’artistes qui marqueront le siècle tels que Eugène Sergent, Jules et Félix Godefroid ou Alexandre Guilmant.

Le dynamisme religieux que connaît Boulogne suscite également de nombreuses séances de musique sacrée, concerts historiques (Ch. Vervoitte) et inaugurations d’orgues.

Sous le Second Empire, Alexandre Guilmant est la figure marquante du monde musical boulonnais, comme organiste et maître de chapelle de Saint-Nicolas, pianiste accompagnateur de la Société philharmonique, directeur musical de l’orchestre de l’Établissement des bains, mais également Président fondateur de l’Orphéon (1861-1870) et du Cercle Beethoven (1868-1871).

Sources et protocole

Ce dossier s’appuie sur les annonces et comptes rendus publiés dans les quotidiens locaux L’Impartial de Boulogne-sur-Mer, La Saison, ainsi que sur les échos que ces manifestations ont eus dans la presse parisienne notamment dans la Revue et gazette musicale.

Bibliographie indicative

Ch. Bellet et Alexandre Reichardt, « La musique à Boulogne-sur-Mer », Réunion des sociétés des beaux-arts des départements, Paris, Typographie de E. Plon et Cie, 1881, p. 306-316.

Conservatoire de Musique de Boulogne-sur-Mer, 1829-1929, Centenaire, Livre d’or, Boulogne-sur-Mer, Paul Gauthier impr., 1929, 126 p.

François LesureDictionnaire musical des villes de province, Paris, Klincksieck, 1999, 367 p.

Alain Lottin (dir.), Histoire de Boulogne-sur-Mer, Lille, Presses universitaire de Lille, 1983, 456 p.

Kurt LuedersAlexandre Guilmant (1837-1911) : organiste et compositeur, thèse de doctorat, université Paris IV-Sorbonne, 2002, 879 p.

Yves Perret-Gentil, Alain Lottin etJean-Pierre Poussou (dir.), Les villes balnéaires d’Europe occidentale du xviiie siècle à nos jours, Paris, PUPS, 2008, 460 p.

Denis TchorekLa transcription en France dans la seconde moitié du xixe siècle : l’exemple d’Alexandre Guilmant, thèse de doctorat, université François-Rabelais de Tours, 2012, 463 p.

Denis Tchorek, « Le Cercle Beethoven de Boulogne-sur-Mer, 1868-1871 » Revue de musicologie, 95 (2009), p. 399-425.

Pour citer ce dossier

Denis Tchorek (dir.), « Les concerts à Boulogne-sur-Mer (1853-1870) », Dezède [en ligne]. dezede.org/dossiers/id/36/ (consulté le 22 février 2017).